L'ex-président gabonais Ali Bongo Ondimba, son épouse Sylvia et leur fils Nouréddine ont été entendus par la justice française dans le cadre de leur plainte pour « séquestration, détention arbitraire, actes de torture et de barbarie » déposée en mai 2024 contre les autorités de Libreville. Tous trois ont été reçus lundi 30 juin et mardi 1er juillet par deux juges d’instruction du pôle Crimes contre l'humanité du Tribunal de grande instance de Paris.
Entendu en tant que partie civile, Ali Bongo a relaté les conditions d'isolement qu'il aurait subies pendant 21 mois, suite à son renversement par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) le 30 août 2023. Bien que ses avocats aient souligné que, sur le plan juridique, il n'avait pas été assigné à résidence, ils ont insisté sur le fait qu'il n'avait pas eu la liberté de se déplacer. Ali Bongo a également exprimé son inquiétude pour sa famille, emprisonné aux-lendemains du coup d'État jusqu'à leur exfiltration vers l'Angola, puis Londres, en mai dernier.
De leur côté, Sylvia et Noureddin Bongo ont également été entendus par les juges, où ils ont décrit les violences psychologiques et physiques qu'ils auraient subies durant leur détention. Selon leur avocate, Maître Clara Gérard-Rodriguez, ces actes auraient eu pour but de les contraindre à signer des documents en vue de s'approprier leurs actifs et biens, notamment des titres de propriété.
En réponse à ces accusations, les autorités gabonaises continuent de les nier et affirment qu'un procès se tiendra au Gabon, malgré les allégations de violations des droits humains.
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